<![CDATA[NC]]> http://kabyliemonamour.dzblog.com NC fr Wed, 26 Mar 2008 19:45:26 GMT Wed, 26 Mar 2008 19:45:26 GMT dzblog.com v0.2 <![CDATA[Grande Kabylie et Petite Kabylie]]> http://kabyliemonamour.dzblog.com/article-228910.html Grande Kabylie et Petite Kabylie

La Kabylie, massif montagneux du nord-est de l'Algérie, bordant la Méditerranée, situé à l'est d'Alger et de la Mitidja. Pendant la guerre d'Algérie (1954-1962), la Kabylie a été au centre de nombreuses opérations de guérilla en raison de son caractère escarpé et de la végétation qui la couvre.

La Grande Kabylie, dont la ville principale est Tizi Ouzou, surplombe la Méditerranée et culmine à 2 308 m au Lalla-Khadidja. Elle est limitée au sud par l'imposant massif du Djurdjura qui domine la vallée de la Soumam, une rivière qui la sépare de la Petite Kabylie et se jette dans la Méditerranée près du port de Beija (Bougie). La Petite Kabylie, dominée par le djebel Babor, est moins élevée, plus ouverte sur la mer et le golfe de Beija et soulignée d'une superbe corniche. La Grande Kabylie est la région la plus peuplée avec une forte densité de

Petite Kabylie

Grande Kabylie

population. Les Kabyles cultivent l'olivier et le figuier, l'orge et le blé dur, et pratiquent un petit élevage familial. Ils sont berbérophones. De par leur position géographique, ils se sont trouvés sur la route des conquérants et ont toujours opposé une résistance farouche, ne serait-ce que par leur langue. À notre époque, ils en revendiquent l'usage dans l'enseignement et les médias. Pays d'immigration vers les grandes villes et la France, la Kabylie est dotée de fortes structures sociales qui permettent aux hommes de partir longtemps au loin, sachant que le système familial traditionnel prendra en charge sa famille restée au pays. Le développement de la solidarité entre les membres de la collectivité est à la base de l'organisation sociale.

]]>
Wed, 26 Mar 2008 19:45:26 GMT http://kabyliemonamour.dzblog.com/article-228910.html
TIZI OUZOU http://kabyliemonamour.dzblog.com/article-228909.html Tizi Ouzou, Kabylie

La Grande Kabylie est la région la plus peuplée avec une forte densité de population. Sa ville principale est Tizi Ouzou. La ville au nom de fleur sauvage, Tizi Ouzou. Le mot en kabyle signifie " col des genêts ". Le col est peu élevé: 190 m, mais les genêts, et avec eux toutes les fleurs de montagne, couvrent les pentes abruptes des vallées voisines.

La ville s'adosse à une haute colline boisée, le djebel Belloua, où de blancs édifices établis en terrasses regardent vers le sud les reliefs compliqués du massif' de Grande Kabylie. Tout est verdure et fraîcheur. Tizi, ou l'invitation à la promenade.

Tizi Ouzou Grande Kabylie
Tizi Ouzou Grande Kabylie

(Cliquez sur l'une des photos pour voir la carte de Tizi Ouzou)

A mi-chemin de la mer et des hauts sommets du Djurdjura, le " col des genêts" est le point de convergence de routes, de crêtes et routes de vallées dont les profils, les sinuosités, les dégagements, l'altitude disent les attraits.

En grande Kabylie, les produits de l'artisanat local sont une attraction de premier ordre. Dans cette contrée pauvre et isolée, les familles devaient jusque dans un passé récent subvenir à leurs besoins en utilisant, sans bourse délier, les ressources du lieu : l'argile de la colline permettait de modeler les ustensiles usuels et les immenses jarres destinées à conserver les réserves...

Et, comme au sein de cette nature superbe, le montagnard est d'instinct poète et artiste, il donnait aux objets les plus humbles une forme belle et savait les orner de couleurs agréables et de signes qui sont peut être une forme très ancienne d'écriture, auxquels il attachait par surcroît une valeur bénéfique.

Une " Quinzaine de l'Artisanat " est organisée annuellement à Tizi Ouzou. Mais en toutes saisons, c'est sur place, dans les villages haut perchés sur les crêtes des monts et des collines, que l'on peut choisir, directement chez le fabricant, les bijoux, les meubles sculptés, les poteries vernissées, les "foudha" rayées, voire de simples cartes postales ornées de signes traditionnels.

Pour se rendre dans les innombrables hameaux et villages, des routes sinueuses à l'extrême, souvent étroites, sont le seul moyen de s'y rendre.

La plupart s'élèvent rapidement au flanc des vallées et gagnent très vite les crêtes aiguës où, en longs chapelets, s'étirent de petites maisons à toit rose.

Parfois, la route quitte son parcours aérien, plonge brusquement dans un ravin au prix de savantes contorsions, et effectue une remontée non moins vertigineuse pour atteindre l'arête de l'épaulement voisin.

Ainsi, l'automobiliste gagne de proche en proche des hameaux toujours plus élevés, des belvédères toujours plus impressionnants, et finit par toucher la base de la grande falaise grise, tachetée de neige jusqu'en août, qui barre l'horizon d'Est en Ouest, le Djurdjura.

La barrière du Djurdjura se développe sur plus de cinquante kilomètres. Ses sommets se répartissent en trois massifs :

l'Heidzer :2 164 m, à l'ouest,
le Timedouine : 2 305 m, au centre,
le Lalla Khedidja : 2 308 m à l'est.

]]>
Wed, 26 Mar 2008 19:43:41 GMT http://kabyliemonamour.dzblog.com/article-228909.html
BEJAIA ( Bougie) http://kabyliemonamour.dzblog.com/article-228907.html BEJAIA

PETITE KABYLIE : Béjaia est limitée à l'est et au sud-est par les Babors auxquels viennent se souder les Bibans au Sud, la Mer Méditerranée au Nord et les Crêtes du Djurdjura à l'ouest complète les limités géographiques de la Wilaya. Bejaïa est caractérisée par la prédominance de Zones montagneuses. Elle se présente comme une masse montagneuse compacte et bosselée, traversée par le couloir formé par la vallée de la Soummam .

BEJAIA PETITE KABYLIE
BEJAIA PETITE KABYLIE

(Cliquez sur l'une des photos pour découvrir la carte de Bejaia)

CARACTÉRISTIQUES PHYSIQUES : S'étendant sur une superficie de 3.261,26 Km², la Wilaya de Bejaïa ( Vgayeth ) est limitée du point de vue administratif par :

  • La Wilaya de Jijel à l'est.
  • Les Wilaya de Bouira et de Tizi-Ouzou à l'ouest.
  • Les Wilaya de Sétif et de Bordj Bou Arreridj au sud

On peut Distinguer :

  • Une zone Côtière
  • La vallée de la Soummam
  • La zone de Montagne

LA ZONE COTIERE: Cette zone s'étend de l'embouchure de l' Oued Soummam à celui de l'Oued Agrioun soit une trentaine de Km environ. Cette bande côtière, retardée au niveau des villages de Tichy et d' Aokas , étroite (200 à 2.000 mètres) et principalement composée de terre sablonneuse du fait de la pression maritime proche.

Les bassins des Oueds assez larges du fait des crues sont formés de dépôts alluvionnaires d'origine montagneuse.

LA VALLÉE DE LA SOUMMAM
Enserrée entre l'ensemble Akfadou - Gouraya au Nord et la chaîne des Bibans au sud. La vallée de la Soummam apparaît comme une étroite bande sinueuse de 80 Km de long (à l'intérieur de la Wilaya) sur une largeur maximum de 4 Km à El-Kseur.

Les versants particulièrement au sud, sont des pentes relativement douces et donc très développées. Cette zone est décomposée en petites unités pédologiques différentes : le Flys l'emporte à Akbou , le grés est prépondérant à El-Kseur .

Les communes d'Amizour, d'El-Kseur, d'Ouzellaguen, de Timezrit et de Tazmalt possèdent de vastes espaces propres à des cultures riches telles que le maraîchage et l'arboriculture fruitière.

LA ZONE DE MONTAGNE
Constituée de la chaîne des Bibans Babors et de l'ensemble Akfadou - Gouraya , elle occupe les trois quarts de la superficie totale de la Wilaya et présente des pentes partout supérieures à 25%. Les sols en majorité silicieux sont érodés.

DONNÉES CLIMATIQUES
La Wilaya de Vgayeth reçoit en moyenne 670 à 1.000 Mm de pluies par an.

Les températures sont adoucies sur le littoral (Hiver doux, été chaud) un peu moins dans la vallée de la Soummam. La zone de montagne voit au contraire des gelées fréquentes.

Les vents dominants sont les vents du nord-ouest (vents marins qui s'engouffrent facilement dans la vallée de la Soummam ). Le littoral n'est pas à l'abri du Sirocco


HYDRAULIQUE
Faisant partie d'une région assez arrosée, la Wilaya de Vgayeth est traversée par plusieurs Oueds, les plus importants sont :

  • l'Oued Soummam
  • l'Oued Djemâa
  • l'Oued Agrioun
  • l'Oued Zitoun
  • l'Oued Bou-Sellam
  • l'Oued Amassin
]]>
Wed, 26 Mar 2008 19:42:41 GMT http://kabyliemonamour.dzblog.com/article-228907.html
géographie http://kabyliemonamour.dzblog.com/article-228906.html Géographie de la Kabylie

L'espace que recouvre la Kabylie n'est fixé ni sur le plan géographique, ni sur le plan linguistique, ni sur le plan culturel. Pour certains, elle est cette aire berbérophone où se parle le Kabyle (dont la langue mère est le berbère); pour d'autres, elle va de la limite orientale de la Mitidja jusqu'au massif de Collo. Scindée en deux (Petite et Grande Kabylie) à l'époque coloniale, la Kabylie dépendait principalement du département de Tizi-Ouzou mais aussi des départements avoisinants (Alger, Constantine, Bône ... )

Carte Kabylie

Par delà ces frontières administratives, le pays kabyle s'étend aux régions de Sétif (Ait Yeâla, Mansoura, Guenzet) et de Jijel. Berbérophones, les Sétifiens sont de plus en plus perméables à l'arabisation et les Jijeliens, bien qu'arabophones, se désignent qbayel hadra, "Kabyles citadins".

En bref, pour parler de la Kabylie , je ne retiendrai que les critères géographiques suivants : le Djurdjura et les Babors .

La Kabylie du Djurdjura est délimitée au Nord par la Méditerranée, à l'Est et au sud par la vallée de la Soummam, à l'ouest par Oued Isser. Elle est constituée d'une haute chaîne montagneuse, le plus souvent enneigée. Le massif calcaire du Djurdjura, telle une barrière contrôlant la vallée de la Soummam au sud, descend vers la Méditerranée par des sursauts montagneux. Son point culminant est de 2308 mètres.

La Kabylie des Babors, elle, désigne une région littorale que limitent à l'ouest la vallée de la Soummam, à l'est celle de l'Oued el-Kebir. Elle s'étend sur les wilayas de Bejaïa et de Jijel. Le massif des Babors atteint 2004 mètres, il est constitué d'assises jurassiques de calcaires liasiques qui prennent des formes variées. Dans cette région, la montagne tombe souvent à pic dans la mer et forme une côte très découpée appelée Corniche kabyle ou jijelienne, où l'on admire caps, falaises, presqu'îles et promontoires. On y trouve aussi de très belles grottes et des gouffres encore inexplorés. Au sud-ouest des Babors s'étend la chaîne des Bibans "Portes de fer".

]]>
Wed, 26 Mar 2008 19:40:00 GMT http://kabyliemonamour.dzblog.com/article-228906.html
BOUIRA http://kabyliemonamour.dzblog.com/article-228902.html BOUIRA

En l'absence de documents et références historiques fiables, l'histoire de la wilyaya de BOUIRA demeure mal cernée à ce jour. Cependant, elle peut être reconstituée plus ou moins fidèlement grâce à certaines informations partielles puisées localement à partir de certains documents administratifs retraçant quelques faits ou événements historiques disparates et se rapportant aux 03 villes les plus importantes et plus anciennes de la wilaya, que sont : SOUR El GHOZLANE , LAKHDARIA et BOUIRA .

BOUIRA
BOUIRA

(Cliquez sur l'une des photos pour voir la carte de Bouira)

SOUR EL GHOZLANE
Dénommée anciennement AUZIA et occupant une position stratégique durant la colonisation romaine, la ville doit sa dénomination à la réalisation d'un mur de protection traversant la ville anciennement baptisée AUMALE (du nom d'Aumale, fils du roi de France LOUIS PHILIPPE). Elle fût occupée en 1842 par les Français sous la conduite de général BUGEAUD qui implanta un centre militaire pour propager le colonialisme français. Celui-ci s'est heurté à une opposition farouche de la par des tribus, soumises depuis à de fortes répressions.

LAKHDARIA
Anciennement PALESTRO , ce centre de vie a vu le jour suite à l'implantation des ouvriers ayant pris part à la réalisation de l'axe routier Alger Constantine (actuellement RN 5). Après l'indépendance, la ville a pris l'appellation de LAKHDARIA en hommage à un glorieux martyr de la guère de la libération nationale du nom de si LAKHDAR originaire de GUERGOUR.

BOUIRA
Elevée au rang de chef-lieu de WILAYA après de découpage administratif de 1974, la ville de BOUIRA fût érigée en bourgade en 1872 (arrêté de création de 7 juin 1872) par le gouverneur Amiral de Guydon.

Selon certaines versions, le nom donné au bourg de BOUIRA est lié à l'existence d'un puits utilisé lors de la halte des caravaniers.

De la part sa position géographique, de carrefour entre les principaux axes Alger - Constantine , Sour el Ghozlane - Boussaada, Ain-Bessem -Médéa, Tizi-ouzou et Béjaia, et sa vocation agricole affichée, la ville de BOUIRA s'est imposée en tant que centre incontournable de commerce et de transit entre les WILAYAS du centre et celles de l'Est du pays.

Issue du découpage administratif institué par ordonnance n° 74/69 du 02/07/1974 relative à la refonte de l'administration de l'organisation territoriale des wilayas, la wilaya de BOUIRA se situe dans la région centre-nord du pays. Elle hérite d'une partie des territoires des wilayas limitrophes de MEDEA et TIZI -OUZOU. Elle est constituée de 12 dairas et de 45 communes.

Elle s'étend sur une superficie de 4456,26 km2 représentant 0,19% du territoire national. Selon les résultats préliminaires du RGPH de juin 1998, elle enregistre une population de 629 560 habitants à la fin de l'année 1999 elle ci est estimée à 642 209 hantants donnent une densité moyenne de 145 hab./ km2.

La wilaya est limitée au Nord et au Nord-Est pour la wilaya de Tizi-Ouzou et la chaîne montagneuse du djurdjura

Au Sud-Est par la chaîne montagneuse des bibans et la wilaya Bordj- Bou-arreridj

Au Sud-Ouest par les montagnes de Dirah et la wilaya de M'SILA

A l'Ouest par la wilaya de Médéa et de Blida.

Le climat de la wilaya est chaud et sec en été et il se caractérise par le froid et les pluies en hiver.

  • Bouira présente un important potentiel naturel et touristique :
  • Espaces montagneux forestiers
  • Site touristique (Tikjda)
  • Site thermal
  • Sites historiques et archéologiques

LE PARC NATIONAL DU DJURDJURA
D'une superficie de 18.550 ha, le parc du djurdjura est un établissement public caractère administratif crée par decrét n° 83/460 du 23 juillet 1983.

Le parc est un territoire représenté par un ensemble de sites naturels d'un grand intérêt par la richesse de sa flore, sa faune, monuments naturels et les particularités de sa géologie, sa géomorphologie et son réseau hydrographique.

Le parc englobe l'un de sites touristiques le plus important de la wilaya. :

TIKJDA
Ce site climatique situé à 34km du chef lieu de wilaya avec sa beauté naturelle a une portée touristique incomparable.

D'une altitude de 1600 mètres, TIKDJDA Offre de magnifiques panoramas : forêt denses, petites montagnes pour promenades en plein air permettant aux touristes et curistes de trouver le repos recherché .

Les grands gouffres d'Afrique se trouvent au niveau de ce site notamment le gouffre BOUSSOUIL qui est exploré régulièrement par des équipes de spéléologie nationales et étrangères.

TATA RANA
Site climatique, situé dans la commune de SAHARIDJ à 50 km de chef lieu de wilaya. Il s'agit d'une ancienne station touristique du temps de la colonisation et détruite pendant la révolution. Ce site, au même titre que TIKDJDA à des bienfaits sur les maladies respiratoires (asthme ), les surmenages et le repos des post-opérés.

HAMMAM KSANA
Cette source thermale située dans la commune d'El-Hachimia est recommandée surtout dans les affectations secondaires de la peau , et des muqueuses respiratoires.
L'artisanat traditionnel au niveau de Bouira transmis de génération en génération concerne essentiellement :

  • La poterie, qui constitue la principale activité, est exercée au niveau des localités de HAIZER, TAGHZOUT, AOMAR, et M'CHEDALLAH.
  • La tapisserie est exercée au niveau de la commune de Guerrouma où en enregistre une main d'ouvre totalement féminine exerçant à domicile ainsi qu'a Bordj-okhris.
  • Le bijou berbère quand à lui a connu un développement appréciable. IL y a également d'autres activités qui sont exercées de manière timide telles que la tannerie et la sculpture sur bois.
]]>
Wed, 26 Mar 2008 19:37:52 GMT http://kabyliemonamour.dzblog.com/article-228902.html
La region http://kabyliemonamour.dzblog.com/article-228901.html  
BOUIRA

La Kabylie est une région accidentée, parcourue d’ouest en est par deux chaînes de montagnes se rejoignant à leurs extrémités.

Dans la partie sud se dresse le massif le plus imposant, culminant à Lalla-Khedidja (2 308 m), le plus célèbre depuis l’Antiquité : le mons Ferratus  ( ?) des Anciens, le Djurdjura des relations des Européens ; il finit même par désigner toute la Kabylie. Il décrit un véritable arc de cercle autour des Zouaoua. À l’ouest, il se prolonge en obliquant vers le nord par les monts Maatka auxquels s’adossent les chaînons du Boubrak, qui séparent la vallée de Sebaou de celle de l’Isser. À l’est, il est relayé par deux contreforts, l’un prenant la direction du nord-est jusqu’au voisinage de Béjaia, l’autre celle du sud-est jusqu’aux abords de Sétif.

La seconde chaîne de montagnes de la Kabylie, qui porte souvent le nom de tribus peuplant ses versants est appelée communément chaîne du littoral, suit la côte entre Dellys et le nord de Béjaia. Elle est moins imposante que la première dont elle ne constitue que les prolongements en direction du nord. En effet, il n’y a guère de véritables plaines entre ces deux massifs. Chaînons et mamelons se rejoignent de part et d’autre, s’enchevêtrent et se confondent. De sorte que l’ensemble se présente sous la forme d’une masse compacte, d’une vaste plate-forme à laquelle on accède par un petit nombre de déchirures qui en constituent les vallées les plus larges. Le sol en est pauvre, mais suffisamment arrosé pour permettre une mise en valeur de chaque pouce de terrain par une population en surnombre d’agriculteurs sédentaires.

]]>
Wed, 26 Mar 2008 19:31:12 GMT http://kabyliemonamour.dzblog.com/article-228901.html
Evoulution de la Kabylie http://kabyliemonamour.dzblog.com/article-228900.html  Aokas

La lecture des auteurs anciens montre, en effet, une Kabylie tantôt cernée et réduite à ses seules montagnes inaccessibles, tantôt jetant sur les plaines ses guerriers qui contraignaient les colons à se regrouper dans les villes fortifiées et les légions à reculer, à " regagner leurs quartiers d’hiver " selon la pudique expression des historiens latins. Le même spectacle est offert au Moyen Âge successivement avec les Vandales, les Byzantins et les Arabes.

L’historien des Berbères, Ibn Khaldun, fournit des indications précieuses sur la formation et l’évolution du bloc montagnard kabyle entre le VIIIe et le XIVe siècle. Jusqu’au XIe siècle, le domaine kabyle s’étendait sur un vaste territoire compris entre Annaba (Bône) et Cherchell au nord, et les monts sahariens au sud. Trois groupements berbères importants s’y côtoyaient, unis par un même dialecte et des alliances politiques plus ou moins durables : les Sanhadja à l’ouest de Dellys, les Zouaoua à l’est jusqu’au port de Béjaia (Bougie) et les Ketama entre ce dernier et celui de Annaba. À partir de la seconde moitié du XIe siècle, il ne cessera de se rétrécir, d’abord sous les coups de boutoir des Arabes (Banu Hilal et Banu Soulaym) venus d’Égypte, ensuite sous la pression des dynasties berbères qui se succédèrent en Afrique du Nord entre le XIIe et le XIVe siècle. Plus ouverts, l’Est, l’Ouest et le Sud en souffrirent tout particulièrement. À la fin du siècle, il ne restait plus des trois grandes confédérations que celle du centre, la Zouaoua, amputée de ses hauts plateaux, mais héritant sur ses flancs de quelques débris des territoires peuplés par ses anciens alliés dont elle reçut le flot de réfugiés. Elle occupait alors un quadrilatère compris entre l’oued Agrioum à l’est, l’oued Boudouaou à l’ouest, la Méditerranée au nord, et une ligne allant de Sétif à Sidi-Aïssa au sud.

Ces limites ne subiront plus de changement notable. L’installation de quelques bordjs par les Turcs à l’intérieur, dès la première moitié du XVIe siècle, ne semble pas avoir mis en cause le principe de l’existence en Algérie d’une Kabylie autonome sur les terres de laquelle s’étaient constituées trois principautés dans le dernier quart du siècle précédent : Kokou, Abbès et Juber. Leur reconnaissance tacite par les représentants de la Porte à Alger fut une étape importante dans la formation de la Kabylie. Ils en fixèrent approximativement les frontières que trouveront les Français au début du XIXe siècle. Quand le pouvoir des deys s’effondra en 1830, les Kabyles tentèrent encore une fois, mais sans succès, de rompre l’encerclement et de recouvrer les riches plaines dont ils avaient été dépossédés. D’ailleurs les Français, soucieux de neutraliser au début de la conquête de l’Algérie une population nombreuse, organisée et belliqueuse, ne les en dissuadèrent pas immédiatement. Ernest Carette a laissé un témoignage fort intéressant : " L’absence complète de définition donnait lieu aux interprétations les plus élastiques, aux assimilations les plus erronées. Chaque coin de terre peuplé de Kabyles devenait partie intégrante de la Kabylie. Quelques personnes comprenaient sous ce nom tout le littoral depuis Dellys jusqu’à Philippeville, d’autres l’étendaient encore dans l’Ouest et y faisaient entrer le Dahra et l’Ouarsenis. La Kabylie s’allongeait démesurément. Ayant échappé à l’invasion, elle devenait envahissante à son tour " (Études sur la Kabylie , 1849). En fait, elle n’échappa pas à l’invasion ; on crut même qu’elle disparaissait à jamais. Le colonel Robin pouvait tranquillement écrire en 1901 : " Ainsi s’est effondré en quelques années l’édifice séculaire des libertés traditionnelles qui avaient résisté pendant des milliers d’années aux armées des conquérants [...] Finis Kabyliae !  " En effet, pour mieux l’asservir, la puissance colonisatrice désorganisa ses structures politiques et économiques. Elle pensait l’avoir détruite ; elle ne réussit qu’à lui donner plus de cohésion. Les tribus et les confédérations ayant disparu, les Kabyles cherchèrent et parvinrent à communier dans une Kabylie indivisible.

]]>
Wed, 26 Mar 2008 19:28:48 GMT http://kabyliemonamour.dzblog.com/article-228900.html
le nom de "la kabylie" http://kabyliemonamour.dzblog.com/article-228898.html  Le Bougiote

Le nom de Kabylie est la forme européanisée de l’arabe kbayl  (tribus). Il ne semble pas que les historiens et les géographes d’expression arabe s’en soient servi dans leur nomenclature pour désigner une région quelconque de la Berbérie au Moyen Âge. Cette dénomination a été introduite par des voyageurs européens. De nos jours encore, seuls en usent en Algérie les sujets s’exprimant en français. L’arabophone dira blad lekbayl  (pays des tribus), kbayl  étant traité ici en véritable nom propre. Quant aux Kabyles eux-mêmes, ils emploient un terme appartenant au très ancien fonds berbère : tamourt , la terre, la terre natale, la patrie, le pays.

Ce tamourt  n’a jamais connu de frontières bien définies. Il eût fallu pour cela qu’il se constituât en État, et les Kabyles ont été de tout temps farouchement opposés à une hégémonie politique qui eût rendu impossible à leurs yeux l’application d’un principe de gouvernement solidement ancré dans leurs mœurs : le contrôle direct et rigoureux d’un pouvoir central électif. Le rejet d’une autorité commune de quelque importance ne signifiait cependant pas absence de cohésion. Morcelée à l’intérieur, la Kabylie n’offrait pas moins l’image d’un bloc, agissant en tant que tel, solidaire certes de l’ensemble algérien qu’elle a incarné plus d’une fois, mais sans jamais cesser de s’en distinguer. Elle servait de refuge le plus sûr aux populations des plaines fuyant devant l’envahisseur, ensuite de base de résistance et de récupération quand la puissance de l’ennemi était émoussée et que sonnait l’heure de la libération. Dans ces conditions, suivant les vicissitudes politiques et militaires, elle s’accroissait et englobait de larges lambeaux de plaines, ou se réduisait aux seuls pitons d’où l’on pouvait narguer soit l’ennemi soit un pouvoir central trop éloigné et anonyme, parfois nominalement reconnu, mais rejeté en la personne de son administration.

]]>
Wed, 26 Mar 2008 19:26:18 GMT http://kabyliemonamour.dzblog.com/article-228898.html
l'Histoire de la Kablie http://kabyliemonamour.dzblog.com/article-228899.html Il se rencontre encore un peu partout dans le monde de ces minorités ethniques ou linguistiques qui, tantôt instinctivement, tantôt consciemment, se sont opposées à toutes les tentatives d?absorption et en ont triomphé finalement. Il semble même que l?univers hostile dont elles sont entourées contribue largement à durcir leur résistance et à leur forger une personnalité nettement dégagée, originale jusque dans les manifestations les plus simples. C?est le cas des Kabyles en Algérie. Reste du grand peuple berbère dont le domaine s?étendait de l?Égypte à l?Atlantique et de la Méditerranée à l?Afrique noire, ils forment un groupement humain bien distinct par le territoire (la Kabylie), un mode de vie propre, une langue, une littérature et des traditions communes. Autant d?éléments constitutifs d?une nationalité toujours en puissance, mais jamais pleinement réalisée, dont la connaissance est indispensable pour qui veut comprendre certains problèmes posés à l?Algérie indépendante.    ;o)]]> Wed, 26 Mar 2008 19:09:09 GMT http://kabyliemonamour.dzblog.com/article-228899.html